J'ai passé un bon bout de temps à me sentir nostalgique en le regardant travailler. J'ai passé mon enfance à voir mon père souder des tuyaux de cuivre (on avait d'autres loisirs tout de même...). Le plombier, plus jeune que moi, a une technique de soudure que n'aurait pas renié mon père. Je ne l'ai pas vu échapper une goutte de plomb par terre malgré qu'il travaillait sans filet. Souvenirs, souvenirs...
L'odeur de la colle ABS reste aussi marquée dans la mémoire. J'ai pu m'en apercevoir. Difficile de ne pas associer cette odeur au paternel. En somme, un peu de nostalgie qui n'a pas été désagréable.
Lorsque l'entrepreneur est arrivé avec son assistant, nous avons parlé de choses et d'autres. C'est plus tard dans la journée que l'évidence m'a frappé en plein visage. Son assistant connaît ses classiques, contrairement à moi.
Me remerciant de leur apporter de l'eau, il a fait un parallèle avec La mort du loup, un poème d'Alfred de Vigny avant de m'en réciter un large extrait de mémoire. J'ai dû me rendre sur wikipedia tantôt pour en savoir plus sur l'auteur et son oeuvre. Il ne m'a pas donné l'impression de ne connaître que cet auteur d'ailleurs.
Ne sous-estimez jamais les ouvriers, voilà mon conseil du jour.
Par ailleurs, tous ces jolis trous sont replâtrés et le mur du fond se pare de panneaux de gypse neufs.
J'ai choisi de mettre une photo qui ne reprend pas l'un des points de vue habituels.
La tuyauterie pour la laveuse n'attend qu'à être ré-encastrée.

1 commentaire:
j'aime mon métier et tous les matins
plein d'entrain
je vais vers mes eviers
tel l'epervier
déboucher les canalisations
mes clients satisfactions
http://plomberie.blog.centrejob.com/index.php/post/2008/05/14/Je-suis-plombier-et-jai-un-beau-metier
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