Je suis allé à Verdun aujourd'hui, revisiter malgré moi, le quartier de mon enfance. Pas pour ressasser de vieux souvenirs, mas pour un examen de la vue. J'ai la même optométriste depuis un bon 25 ans. Je suis du type fidèle en affaire et en santé.
C'était une journée grise et terne à l'image de mes souvenirs. Quelques notes résiduelles:
J'ai vu la maison où je suis né, enfin, celle que j'ai habité dès ma naissance. Curieuse coïncidence, le métro est presque aussi proche de cette maison que la mienne peut l'être de la station du coin. À l'époque, il n'y avait pas de métro. Ça dynamitait fort par contre, m'a-t-on dit.
Bref, ça m'a ému de revoir cette place. Ça doit être la météo. Ma famille a déménagé de cet appartement alors que je n'avais pas encore cinq mois. Je n'ai aucun souvenir de cet endroit.
C'est drôle comment des écoliers qui jouent dans les rues de Verdun me font plus rapidement sourire et me ramènent des souvenirs que les autres écoliers ne m'inspirent pas une miette. Le terrain de jeu commun, je suppose. Ce n'est pas la première fois que ça m'arrive.
Je dois me garder un calepin et un crayon en permanence sur moi pour pouvoir prendre en note ce qui me trotte dans la tête. À la place, j'essaie de préserver cela dans ma tête et, la plupart du temps, je ne l'écris nul part et mes idées se perdent...
...Mais avoir le calepin dans ma poche, est-ce que j'écrirais réellement tout ce qui me trotte dans la tête? Je ne crois pas. Peut-on simplement s'installer un enregistreur numérique de pensées ? Une fois l'édition faite pour retirer les passages XXX non souhaités, il y aurait sans doute moyen de monter un scénario, un livre, quelque chose.
lundi 15 décembre 2008
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