samedi 13 décembre 2008

Faits d'hiver

Faits 1
Il est 23h33 et la Ville déneige devant chez moi. C'est correct. Ça fait partie du «pacte» de vivre à Montréal. Pourquoi par contre faut-il que les opérateurs de pelles, les conducteurs de chenillettes et les chauffeurs de souffleuses y allent tous de longues séries de coups de sirène en plus du bruit normal relatif à l'enlèvement de la neige?

Je veux bien croire que le samedi à 23h30, ce n'est pas le mardi à la même heure, mais quand même.

Personnellement (et c'est l'un des changements un peu plate de ma vie...), c'est sans doute la seule soirée de la semaine où je peux me coucher avant minuit.

Faits 2
Dans la plupart des cas de ralentissement ou congestion de la circulation, c'est un ou plusieurs semi-remorques qui en est la cause. Des immenses camion qui roulent sur les routes sans pneu d'hiver.

Faits 3
Au travail, ce sont les résidants de la banlieue qui chialent le plus contre Montréal, comme si toutes les congestions routières étaient la faute de la ville qui se trouve à 20 ou 30 kilomètres de chez eux. (je compatis avec vous, mais cessez de vous plaindre dans mes oreilles). Ce message ne s'addresse pas au lecteur régulier de ce blogue.

Faits 4
Pourquoi tout le monde semble si étonné de voir tomber 25 cm de neige à Montréal un 9 décembre?

Je pourrais continuer longtemps parce que cette première semaine d'hiver m'a rouvert les yeux sur le comportement des Montréalais et ses banlieusards.

1 commentaire:

Mon nom est François-B. a dit…

Moi, ce qui me scie les jambes, c'est de voir les gens capoter pendant les premières tempêtes : comme si c'était une nouveauté. Si j'ai 35 printemps, j'ai aussi 35 hivers et il me semble qu'invariablement, autant pour une première tempête du 2 novembre que pour celle du 15 janvier, c'est la surprise générale. Combien de fois peut-on feindre le choc de la première neige ?

À propos de la banlieue, oui, les 450 sont chiâleux. Dans mon autobus douillet, qui me menait à mon 450 personnel, le chemin s'est fait en 2h30 au lieu des 37 minutes habituelles. J'aurais préféré arriver avec la même vélocité qu'à l'accoutumé, mais, entre vous et moi, assis sur mon cul, avec un bon bouquin et un iPod bien plein de musique, le temps a passé très rapidement. Mais certains sacraient à mes côtés. Comme s'il y avait vraiment de quoi de bon à la télé...